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Le 23 mars 2011, les salons du ministère de la Culture et de la Communication ont accueilli la conférence de presse des Rencontres d’Arles Photographie qui se dérouleront du 4 juillet au 18 septembre.

Des rencontres internationales en expansion. Depuis 41 ans, les Rencontres d’Arles restent un moment exceptionnel parmi les grands rendez-vous des amateurs, collectionneurs et professionnels de la photographie, un festival unique en son genre. Cette confrontation des pratiques et des esthétiques de la photographie a ainsi été plébiscitée par plus de 73 000 visiteurs l’année dernière. Cette édition 2011 plus longue que les précédentes s’étendra donc du 4 juillet au 18 septembre.

En 2001, seuls 9000 spectateurs avait profité des expositions d’une entreprise alors en crise. Mais depuis, une nouvelle politique de programmation, avec notamment la création de multiples grand prix annuels, a permis avec l’aide d’une nouvelle politique de financement de pérenniser l’événement tout en assurant son développement. Ainsi la fréquentation a augmenté de près de 20% par an, le nombre d’exposition est passé de dix à soixante et le budget a été multiplié par cinq. Elle a également su se doter d’une image de marque, avec comme emblème : le travail artistique des affiches de Michel Bouvet. Un véritable travail de créations singulières qui a su évoluer sensiblement du mythique piment des débuts au taureau d’aujourd’hui.

Des évolutions technologiques. La photographie, première pratique culturelle des français, a été profondément modifiée dans son utilisation et sa pratique par les téléphones portables. Conscientes de cette évolution, les Rencontres d’Arles demeurent à l’avant-garde des évolutions technologiques. Cet attrait contemporain attire ainsi plus de 40% de « primo-visiteurs » chaque année. Cet événement culturel de grande ampleur témoigne aussi de l’importance grandissante de la photographie d’auteur à un moment où le monde entier semble être devenu photographe, à l’heure où cette expression est considérée comme une des formes de création artistique majeures de notre temps.

Comme toutes les grandes manifestations, elle associe expositions et échanges professionnels, débats et colloques, conservant ce rôle historique de grand rendez-vous des pratiquants et des amateurs tout en s’ouvrant aux approches plasticiennes…
Un travail pédagogique. Les Rencontres d’Arles mènent, depuis leur création, une politique dynamique liée à l’éducation et à la formation à l’image, développant de façon exponentielle leur offre en matière d’activités pédagogiques en un programme désormais annuel. Elles apportent en effet la possibilité de se former à la pratique et à la lecture de la photographie. Chaque année, 10 000 élèves, 800 enseignants, 300 photographes amateurs et professionnels participent aux différents dispositifs. De nombreux partenaires institutionnels, publics ou privés se sont associés au fil des ans aux Rencontres d’Arles pour faire de leur politique d’action pédagogique une priorité.
L’ENSP inaugure cette année, en partenariat avec l’université de Paris I, sa première université d’été. L’enjeu est d’interroger les différents producteurs du « discours sur l’œuvre » et les différentes modalités de celui-ci. Encadrée par un artiste et un théoricien, avec la participation d’enseignants de Paris I et de l’ENSP, elle proposera des moments de séminaire croisé, des partages sensibles d’expositions et de projections d’œuvres ainsi que des restitutions publiques.
L’échange entre les plus grands professionnels et les praticiens de tous niveaux est une constante depuis la création des Rencontres d’Arles. Les stages de photographie reflètent cette volonté depuis plus de quarante ans et permettent chaque année à des photographes amateurs et professionnels de s’engager dans une démarche personnelle de création, au plus proche des enjeux esthétiques, éthiques et technologiques de la photographie. Ils sont ouverts aux amateurs et aux professionnels, accessibles dans le cadre de la formation professionnelle continue.

Le Mexique et la technologie à l’honneur. Sur plus de 12000 m2, une soixantaine d’expositions sont ainsi proposées dans des lieux parfois étonnants et inattendus comme les anciens ateliers de la SNCF, pour un public toujours plus nombreux…
Cette année, le Mexique est à l’honneur avec un programme consacré. Il rassemble ainsi des clichés de la « Révolution mexicaine » comme une sélection d’artistes contemporains à l’image d’Enrique Metindes, Graciela Iturbide ou Daniela Rossell … « La valise mexicaine » permet de retrouver les précieuses photographies de la guerre d’Espagne, prises par l’immense Robert Capa. Cette fameuse valise, que l’on croyait hélas perdue, a été retrouvée avec plus de 4500 négatifs…
Une autre exposition majeure sera consacré au réalisateur Chris Marker. Elle proposera de redécouvrir son mythique court-métrage « La jetée » mais aussi son récent travail sur la plate forme numérique « Second Life ».
Autre temps fort, « From here on » s’attache plus particulièrement à l’usage technologique de la photographie. A l’heure où selon sa présentation : « Tous, nous recyclons, nous faisons des copier-coller, nous téléchargeons et remixons. Nous pouvons tout faire faire aux images. » Elle regroupe pour le démontrer des artistes internationaux tel qu’ Adrian Sauer, Andreas Schmidt, Aram Bartholl, Claudia Sola, Constant Dullaart, Corinne Vionnet, David Crawford, Doug Rickard ou encore Ewoudt Boonstra…
Le festival sera aussi l’occasion de présenter un portail spécifiquement consacré à la photographie, issus des fonds des collections nationales. La Réunion des Musées nationaux souhaite ainsi créer « une véritable encyclopédie du savoir photographique, un outil pour la connaissance à destination des professionnels comme du grand public. »
Les Rencontres d’Arles demeure donc un instantané des pratiques et des conceptions de la photographie dans le monde dont elles traduisent la vitalité et la créativité

Le dossier de presse
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